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La Marelle

Livret



Réalisé sur une conception du compositeur , il a fait l’objet d’un long et patient  travail d’élaboration

à partir  de citations extraites des écrits de  nombreux auteurs : Kalhid Gibran, Dora Teitelboïmet, N.Nhikmet, N. Darwich, M.Haddad, M.Careme, P.Neruda, P.Bearn,  P. Jones, A.Phelpf,

avec la participation de J.Luc Rosset professeur de français, ainsi que de textes d’élèves et des textes originaux du compositeur ainsi que de sa mise en forme.


Chaque tableau s’enchaine dans la logique d’une  histoire qui raconte celle d’immigrants s’intégrants dans leur nouveau pays au fil des générations, au  travers du voyage et du souvenir d’une terre lointaine. Dans les vicissitude de la vie, ou des révoltes d’adolescents, la jeunesse et les enfants sont porteurs de rêves. Au delà de la marelle  c’est la représentation de notre monde entre ciel et enfer, où se joue en s’entremélant dans un tissage social ;l’économie, la culture, et l’enjeu écologique, pour que dans un monde pacifié nos enfants puissent jouer à la Marelle !



Acte  I



1. Prélude


Introduction orchestre, et bande son électroacoustique


Orchestre et  ballet


Récitant 1


Vague et nébuleux est le commencement de toutes choses

Dans les profondeurs de nos espoirs et de nos désirs

Repose notre silencieuse connaissance de l’au-delà

Et tels des grains rêvant sous  la neige, notre cœur rêve au printemps


Récitant 2


Fiez vous aux rêves, car en eux est cachée la porte de l’éternité


Et c’est seulement lorsque vous boirez à la rivière du silence

Que, vous chanterez vraiment

Et quand vous atteindrez le sommet de la montagne,

Vous commencez à monter

Et lorsque la terre réclamera vos membres,

Alors, vous danserez vraiment.




2.  Immigrés nostalgiques


Bande son bateau sortant du quai avec sirène et voix


Orchestre et  Baryton


Le murmure de la terre lointaine

Des racines et des origines primordiales

Arrive comme une infinie nostalgie

Sur les lèvres meurtries

Du soupir et du souffle

De l’instant fragmenté

De la douleur déchirée

De la terre lointaine

Des racines primordiales

De la douleur déchirée

Et du filtre du mutisme et de l’absence

Terres sans orient,

Contrées sans couchant




Orchestre et bande son bateau


Chœur parlé d’enfants


Alger, Casablanca, Ankara, Budapest, Bangkok, Venise, Saint

Pétersbourg, Prague, Buenos-aires,

Paris, Istambul,  New-York, barcelone, Shnagaï, New Deli,

Moscou, Amsterdam, Bagdad, Pékin, Jérusalem !



Baryton


Leur nostalgie arrive de ces pays d’orient

Leurs accents sont remplis des couleurs du henné des printemps

La chaleur de leurs âmes s’échappent et se mêlent au vent

Aux silhouettes azurées des montagnes et des minarets.


Chœurs d’enfants


Contrées, lointains horizons

Terres sans orient sans couchant

Nous partons comme conquérant

Pour la terre de l’occident.

Nous partons comme conquérant

Dans l’hégire et l’éloignement

Et le chant de l’océan.

La splendeur de l’orient traverse tout l’occident

Dans l’hégire et l’éloignement


Baryton


Orient orient, pays de ces délicieux fruits aux goûts exquis !

Ces parfums de l’orient se mêlent à l’occident


Chœurs d’enfants


La grenade et l’oranger

La datte et tous les palmiers

Contrées lointains horizons

Terres sans orient sans couchant

Nous partons comme conquérants

Pour la terre de l’occident

Dans l’hégire et l’éloignement

Et le chant de l’océan.

La splendeur de l’orient traverse tout l’occident

Dans l’hégire et l’éloignement


Nos palais et nos cultures

Origines primordiales

Dans le souvenir et l’odeur

De tous ces parfums d’Orient

Ruisselants et immuables

Comme le chant de l’océan

Montagnes et minarets

Regardent au cœur des vivants


Contrées, lointains horizons

Terres sans orient sans couchant

Terres sans orient sans couchant

Nous partons comme conquérants

Dans l’hégire et l’éloignement

Et le chant de l’océan

La splendeur de l’orient

Traverse tout l’occident

Leurs souvenirs et leurs rêves

S’envôlent vers l’orient

L’arôme parfumé du thé et l’olivier

Terres sans orient sans couchant

Nous partons comme conquérants

Pour la terre de l’occident.


Baryton


Leur nostalgie sans allant 

De ces beaux pays d’Orient

Est un sentiment parfait

Qui vous caresse  de sa douceur.


Orchestre


Récitant 3


Tu me demande Marilka,

tu me demande ma chérie

si je me suis bien habitué à cette nouvelle patrie !

Mais comment répondre à cela ?

Les hommes ne sont pas des clous,

les hommes ne sont pas des vis.

On ne peut pas les arracher à la terre avec des tenailles.

La terre dont on s’est nourri,

dont on porte en soit les semailles,

La terre même où l’on naquit

Et don l’arôme emplit nos poumons.

On la portera désormais comme on porte son nom !


Baryton


Leur nostalgie sans allant 

De ces beaux pays d’Orient

Est un sentiment parfait

Qui vous caresse  de sa douceur.


Chœur d’enfants


La nuit d’été tombe sur l’Afrique

L’Asie respire tout les épices

New-York illuminée d’artifices

Paris l’élégante et la belle.

Jérusalem, se pare de bleu,

Jérusalem, se pare de bleu.


Orchestre





  1. 3.Exil


Intermède1


Récitant 1


Le vent , le froid, le crépuscule,

Le silence ondoyant qui s’étale et circule

Un peu de peur de rêve et de mélancolie

Tout cela, rêve, amour, douceur, tristesse, effroi,

Tout cela passe en moi dans la nuit dans le froid.


Récitant 2


L’exil est rond,

Un cercle sans anneau

Tes pieds en font le tour

Tu traverse la terre

Et ce n’est pas ta terre

Le jour s’éveil et ce n’est pas le tiens

La nuit arrive et il te manque tes étoiles

Tu trouves des frères, mais ce n’est pas ton sang.



Acte II


4. Labyrinthe


Ballet : recherche et interrogation.


  1. 5.Machines


Ballet : Arrivées de machinistes poussants des bidons

Orchestre  et bande électroacoustique


Récitant 1


(Le texte est dit en parlant dans un tube résonnant de 1,50 m de longueur

pour imiter le timbre d’une voix robotisé).


La chaîne cliquette en dépliant ses vertèbres…

Cloc… !

L’homme assis serre un écrou

Cloc, cloc… !

Et l’écrou fait glou glou… !

Telles des gouttes d’eau tombant dans les ténèbres

Cloc, cloc, glou, cloc, glou glou… !

La chaîne se déploie

Cueillant au vol le geste à faire

Pour que l’écrou héréditaire

Saute sur le boulon, qu’on lui promet pour proie !

Cloc, glou cloc cloc, glou… !


6. Rap


Introduction instrumentale 32 mesurses :


Couplet 1


Duo


Solo 1


B.I.L.E.N.J je m’appel Bilenj et je suis un  rapeur

qui connaît Bethoncourt comme le fond de sa poche

et qui peut vous dire que Bethon rap et s’échappe de ses graffitis

nouvelle religion des ados de Bethon.


Solo 2

Salut mec je me présente j’habite à Bethon et c’est vraiment canon

et j’vous dirais nos noms car ils sont pas bidons.

Samira, Paulo, Corinne, Abdellah, Malika, Mustapha, Philippe.

Moi je m ‘appelle Emina les copains m’appellent Nana !


Solo1

Violence prison immigration intégration

sont les mots dont je connais la définition !

Sentimental occidental sont les mots de ma tradition

Venez chez nous car c’est béton

C’est pas du bidon

C’est vraiment canon !

Chœur rythmé

Bethon béton, bethon béton

Bethon béton, bethon béton

Black, blancs rapent en chœur

Black, blancs rapent en chœur



Couplet 2


Duo


Solo 1

Des parallélépipèdes qui demandent de l’aide

Des murailles hantées qu’il faudrait raser

Des quartiers mal fréquentés qu’il faudrait nettoyer

Il faut tout laisser tomber ou tout rénover

Hé mec, t’as compris ma chanson

C’est pas du bidon !


Solo 2

C’est simple mon frère tu dois nous écouter et

mettre des couleurs dans la cité de ton cœur !

Hé mec ta compris ma chanson

C’est pas du bidon !


Chœur rythmé


Nous sommes les rapeurs de Bethon City

Nous sommes des ados toujours pleins d’bravos

Blacks, blancs, rapent en chœur

Blacks, blancs, rapent en chœur


Nous sommes les rapeurs de Bethon City

Nous sommes des ados toujours pleins d’bravos

Blacks, blancs, rapent en chœur

Blacks, blancs, rapent en chœur


Soprano ados chanté


Nous  aimons  la vie vraiment autant que possible,

Nous tissons  le ciel pour clôturer notre exode.

Nous  aimons  la vie  autant que possible,

Et nous ouvrons la porte du jardin,

Pour que le jasmin inonde les routes

De la cité future !



Chœur chanté


Et nous nous aimons la vie autant que possible,

Nous aimons la vie vraiment autant que possible

Et nous peignons dans la cité

La couleur du lointain,

Et dessinons nos symboles et nos signes

Sur les murs de la ville endormie !


Chœur africain

Mbobéa, Imbaobé

Imbaobé, Imbaobé,

Mbobéa, Imbaobé

Imbaobé, Imbaobé


Instrumental et ballet


Chœur rythmé


Nous sommes les rapeurs de Bethon City

Nous sommes des ados toujours pleins d’bravos

Blacks, blancs, rapent en chœur

Blacks, blancs, rapent en chœur


Nous sommes les rapeurs de Bethon City

Nous sommes des ados toujours pleins d’bravos

Blacks, blancs, rapent en chœur

Blacks, blancs, rapent en chœur


Duo


Couplet 3


Solo 1

Ombre au col relevé, il pleut,

J’ai seize ans quand il pleut

La ville à peur des étrangers

Elle bien ses habitudes.


Je marche, je traîne, je tague,

J’ai ta lettre à relire,

J’ai ma lettre à chanter,

Je suis un continent à la dérive.

Il pleut

La ville a peur des étrangers

Elle aime bien ses habitudes !


Solo 2

Banlieues des banlieues vous roi et présidents

Ministres et politiques, cessez de parler et agissez vraiment.


Solo 1

Notre avenir à nous c’est quoi ?

Société d’abondance qui t’offre la dépendance,

D’ANPE de l’inégalité journaux télévision

Qui flattent la bonne conscience de l’intégrité !


Solo 2

Notre avenir à nous c’est quoi ?

Sida bel héritage dont il faut se protéger grâce à de capuchons.

Alors regardez vous les grands qui vous dites intelligents

Drogues et cachetons sont des choses à quoi je dis non !


Alors hé mec ! t’as compris ma chanson,

C’est simple mon frère

Tu dois nous écouter et mettre des couleurs dans la cité de ton cœur !


Solo 1 2

Dans la cité de ton cœur !


Soprano ados chanté


Nous  aimons  la vie vraiment autant que possible,

Nous tissons  le ciel pour clôturer notre exode.

Nous  aimons  la vie  autant que possible,

Et nous ouvrons la porte du jardin,

Pour que le jasmin inonde les routes

De la cité future !



Chœur chanté


Et nous nous aimons la vie autant que possible,

Nous aimons la vie vraiment autant que possible

Et nous peignons dans la cité

La couleur du lointain,

Et dessinons nos symboles et nos signes

Sur les murs de la ville endormie !


Chœur africain


Mbobéa, Imbaobé

Imbaobé, Imbaobé,

Mbobéa, Imbaobé

Imbaobé, Imbaobé


Instrumental et ballet


Chœur rythmé


Nous sommes les rapeurs de Bethon City

Nous sommes des ados toujours pleins d’bravos

Blacks, blancs, rapent en chœur

Blacks, blancs, rapent en chœur


Nous sommes les rapeurs de Bethon City

Nous sommes des ados toujours pleins d’bravos

Blacks, blancs, rapent en chœur

Blacks, blancs, rapent en chœur





  1. 7.Silence et langage


Intermède


Cordes  et bande électroacoustique


Sur le jeu instrumental des cordes, se déroule une bande son quatre canaux,  sur laquelle est repris le texte du récitant dans 15 langues aillant subits un traitement électroacoustique.


Récitant :


Le chant des langues danse

Comme les vagues

Dans le souffle du silence grandissant.

Les consonnes jouent contre l’onde des voyelles

Dans le murmure du temps

D’une barque qui chante dans l’océan

D’un voyage éternel !



Acte III


8. Flutio


Bande son ruisseau cascade et Orchestre 


Farandole d’enfants


Soprano


Offrons le globe aux enfants

Au moins pour une journée

Donnons leur afin qu’ils en jouent

Comme d’un ballon multicolore


Baryton


Pour qu’ils jouent en chantant

Parmi les étoiles


Baryton – soprano


Offrons le globe aux enfants


Soprano


Donnons leur comme une pomme énorme

Comme une boule de pain toute chaude

Offrons le globe aux enfants


Chœur d’enfants


Lala la lala la la la  la…


Soprano


Qu’une journée au moins

Ils  puissent manger à leur faim

Qu’une journée au moins

Le gloge apprenne la camaraderie

Offrons le globe aux enfants


Chœur d’enfants


Lala la lala la la la  la…


Baryton


Les enfants prendront de nos mains 

Le globe et ils planteront

Des arbres immortels

Offrons le globe aux enfants


Chœur d’enfants


Lala la lala la la la  la…



9. Amour et rêve Orchestre et soliste


Ballet: promenade parmi bulles et ballons


Soprano


L’amour est le bonheur

Qui donne des ailes

Aux rêves de ces petits anges


Baryton


L’amour est le bonheur

Qui donne des ailes

Aux rêves de ces petits anges


Nuages roses et bleuets

Du monde des cieux

Ballons remplis de lutins joyeux


Soprano


Descendants sur leurs ballons

Aux mille senteurs

Des couleurs de ces petits démons


Baryton – soprano


L’amour est le bonheur


De tous les enfants

Joyeux lutins et démons savants




10. Bataille


Bande son tuyaux percussifs et orchestre


Solistes et chœur parlé


Dans le monde, une giclée de bleu éclabousse la nature

C’est la guerre !

La guerre en bleu, rouge, vert, jaune !

Le monde s’emballe

Des soldats attaques le rêve des enfants

Bleu, rouge, vert,  jaune

Les bombes explosent dans le ciel, sur la terre,

Rouge, vert, bleu, jaune,

Les enfants s’élancent, tombent, rebondissent.

Morts, allongés, couverts de

Rouge, vert, bleu, jaune,

C’est la guerre !

La guerre en bleu, rouge, vert, jaune !


Les légions encerclent les enfants, la bataille s’achève


Ballet en trois parties




11. Les lutins arrivent


Chœur et orchestre


Les lutins arrivent

Pour sauvez le monde

Les enfants reviennent

Pour notre joie

Les anges s’amusent

Pour notre rêve


Messie joyeux


Un enfant est là !

Pour rêver le monde

Un enfant est là

Pour notre foi

Un enfant est là

Pour notre paix


Un ange passe


Dans un arc en ciel

Une âme de joie

Vole dans les airs

Imaginaire

Soleil lunaire

Démons joyeux


Messie heureux


L’âme plane en vagues

Fluides comme l’onde

Monte calme

Dans la barque à l’horizon

Survolant le monde

Les anges viendront



Acte IV


12. Prière


Le soleil se lève


soprano


La prairie étant son accueil

Aux collines secrètes

La lumière enlaçant l’heure

Où nous rêvons d’être là !

L’oiseau niche à l’oreille

Le ciel se double, l’œil est bleu

L’eau ruisselle dans la plaine

Épousons la terre belle

Bois, forêts, ruisseaux,

Qui lancent le chant de l’alouette

Écoutons la plaine,  échos de ces animaux

Le beau se fixe à tout le jour.



  1. 12.Charte des générations futures


Une forêt ensoleillée


Chœur


La prairie étant son accueil

Aux collines secrêtes

La lumière enlaçant l’heure

Où nous rêvons d’être là.

L’oiseau niche à l’oreille,

Le ciel se double l’œil est bleu.

L’eau ruisselle dans la plaine

Epousons la terre belle.

Bois, forêts, ruissseaux,

Qui lancent le chant de l’alouette

Ecoutons la plaine échos de ces animaux.

Le beau se fixe à tout le jour.


Baryton


Afin que nos enfants

Puissent jouer à la marelle

Dans l’heure pacifiée

Et que nos bombes

Ne figent pas leurs rires !




  1. 13.La Marelle


Des enfants jouent dans une cour de récréation


Chœur


La terre me paraît si belle

Que je joue à la marelle

Un deux trois quat’ cinq six sept huit neuf dix onze douz’

La la la la, la la la la la la la la

Prends ta grande échelle

Pour aller au ciel

Un deux trois quat’ cinq six sept huit

Le ciel et la terre

La la la la la la attention à l’enfer


Baryton – soprano


Afin que leur chant monte plus haut que la chaleur

Et que le soleil nous laisse un peu des perles de la rosée


Bis


Chœur


Un deux trois quat’ cinq six, cueillons des cerises

Même si nos parents et le lieu

Nous l’interdisent,

La la la la la la la  la la la la la la


Les étoiles qui scintillent

Nous envoient de folles lucioles

Un deu-x trois quat’ cinq six, fais attention tu glisses

La la la la la la je suis tombé par terre.


Baryton – soprano


Afin que les étoiles descendent jusqu’à nous

Avec leur poids de feu !

Et que le jour nous confirme

Les promesses de l’aube !


Bis


Chœur


Notre chant monte plus haut

Que le soleil du vers luisant

Jouons sous la lune

Lutins enfants et démons

Le ciel était si beau

Qu’on a pu boire de l’eau


Un deux trois quat’ cinq six, cueillons des cerises

Même si nos parents et le lieu

Nous l’interdisent,

Un deux trois quat’ cinq six

Le ciel et la terre


Intermède


Récitant


Mets ta blanche comme les nuages

Jaune comme de l’ocre, rouge somme le sang

Mets ta main multiple dans ma main noire

Plus noir que la détresse

Et la chaleur de nos moins enlacées

Fera monter le chant d’amour

Au cœur de l’homme.


Intermède


Baryton – soprano



Et la chaleur de nos moins enlacées

Fera monter le chant de l’amour

Et nos mains, toutes les mains de l’univers

Nos mains feront le tour du globe.


Intermède


Pour élargir cette secrète brèche

Au plus profond du monde


Chœur


Nous sommes les enfants qui balaieront la peur

Nous sommes le messie qui vit !



14. Final


Baryton – soprano



Mets ta main blanche comme nuages

Jaune comme de l’ocre

Rouge comme sang

Mets ta main multiple dans ma main noire

Et la chaleur de nos doigts enlacés

Fera monter le chant de l’amour

Et ma main, toutes les mains de l’univers

Ma main fera le tour du globe.


Chœur


Et sanglants printemps se laveront

Aux sources de l’amour

Etdans la serre chaude du pure été

De l’homme écloront les fleurs

De la nouvelle aurore que voilà !


Baryton



Afin que nos enfants puissent jouer à la marelle

Dans l’heure pacifiée

Et que nos bombes ne figent pas leurs rires



Chœur


Afin que notre chant monte plus haut que la chaleur

Et que le soleil nous laisse un peu

Des perles de la rosée


Tutti


Afin que les étoiles descendent jusqu’à nous

Avec leur poids de feu

Et que le jour nous confirme les promesses de l’aube.


Afin que les étoiles descendent jusqu’à nous

Avec leur poids de feu

Et que le jour nous confirme les promesses de l’aube.





Fin





©2016 Michel C. J. CAZEAUX